Les peintures et vernis terminés à l’intérieur de Tara, nous avons la semaine dernière mis nos sacs à bord du bateau, moment apprécié de tous mais particulièrement du chien Tiksi content de pouvoir surveiller un territoire qu’il connaît bien.
Comme d’habitude le temps passe vite et les occupations ne manquent pas sur Tara. Pendant qu’une équipe pose les plexis extérieurs, les nouvelles leds (ampoules à économie d’énergie) sont installés par Dave dans tous les coins du bateau. Baptiste s’occupe quant à lui de l’installation de la salle de bain.
Une autre équipe s’occupe de l’embarquement du matériel de sécurité. Les brassières, gilets, VFI, combinaisons de survie qui ont été envoyés à notre retour en révision retrouvent maintenant leur place dans la descente.
De la même manière, les extincteurs révisés et rechargés sont mis à poste sur leur socle aux endroits cruciaux du navire. Les grands radeaux de survie de 12 et 22 places sont de nouveau calés dans leurs berres sur le pont et attachés à l’aide de largueurs automatiques avec les bouées couronnes à leur côté. Le bateau retrouve peu à peu ses différents équipements et va pouvoir bientôt repartir naviguer.
Mais avant cela il faut satisfaire à une dernière visite de sécurité, réalisée conjointement par les Affaires maritimes, le Bureau Veritas ainsi que le bureau radiocommunication. Ils délivreront, à l’issue de cette journée de test, un permis de navigation valable un an.
Chacun de ces organismes d’État ont bien sûr leurs spécialités. Les Affaires maritimes, par exemple, ont un rayon d’action très important et valident au final le permis de navigation.
Pour l’aider dans cette tâche, cette administration prend l’avis en autre des sociétés de classification tel que le Bureau Veritas. Le rôle des ces experts est de valider, sur plan et sur le terrain, les modifications apportées aux structures du bateau. Ils suivent donc de très près les travaux qui ont attrait à la coque, mais leur attention se porte aussi sur les organes de propulsions (hélice, moteur) et de direction (gouvernail) du bateau.
Enfin le dernier organisme teste les différents moyens de communication par ondes hertziennes ou satellitaires, communication fondamentale car elle fait partie des moyens de secours indispensables lorsque l’on sillonne les mers. C’est certainement le moyen le plus rapide et efficace pour lancer une détresse.
On peut dire que cette inspection est une sorte de check-up médical de Tara.
Bientôt les ailes dans le vent, Tara reprendra le chemin de la mer et des escales sur les côtes de France.
Le capitaine de Tara, Hervé Bourmaud